Sans domicile fixe

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L’homme n’a rien dedans et rien non plus dehors.
La faim venant sans fin, sur son giron, s’entoile,
Le ventre vide, creux, comme un os sans la moelle,
Engourdi par le froid, celé dans le décor.

Il regarde là-bas, au-delà de son corps,
Juste le va-et-vient très furtif d’une étoile
Qui file savamment, dessus ses doigts, sa toile,
Poudrant les filaments de sa poussière d’or.

Il lime son passé que son sort lui effile,
Le présent qui se meurt, le futur se défile.
Sa mémoire s’éteint et se perd en lambeaux.

Mais vivre ou subsister, bien peu de différence.
Car demain, il se voit mourir sous les flambeaux,
L’âme brillante d’or, des cendres d’espérance.

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J’ai si froid …

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J’ai si froid

Météo de ce matin
Un ciel gris, un peu couvert
Humide, léger crachin
Automne, déjà l’hiver

A peine quatre degrés
Écharpe, grosses mitaines
Grelottant contre mon gré
Provence bien trop lointaine

J’ai si froid, le corps gelé
Iceberg, jusqu’aux orteils
Bout du nez violacé
Il est où donc le soleil ?

Novembre jusqu’à l’été
Je compte les jours, les mois
Le temps est éternité
Je pleure mais j’ai si froid

 

 

Fiche de présentation de « La patte à la pâte »

Fiche de présentation

Titre du manuscrit : La patte à la pâte

Date de soumission : 8 octobre 2017

Auteur: Christine SMIEJKOWSKI

L’auteur(s) en quelques lignes :
Christine, Belge (de Liège), 57 ans, mariée et 2 filles de 18 et 16 ans, fonctionnaire nommée depuis 27 ans : bref, rien de bien transcendant en apparence !
Après une trentaine d’années à composer des poèmes, je me suis tournée vers la prose. J’aimais la poésie classique mais, les contraintes des rimes, la concision du texte m’empêchaient de m’exprimer comme je l’aurais désiré.
J’ai commencé par des histoires courtes, des nouvelles et puis, un jour, je me suis lancée dans un récit de plus grande envergure : un roman.
Je suis actuellement dans l’écriture d’un second !
Je n’ai pas abandonné la poésie mais j’en écris nettement moins.
Voici toutefois un exemple: https://berdellages.wordpress.com/2017/03/23/sans-domicile-fixe/

Contact
Adresse e-mail : christine.smiejkowski@gmail.com
Adresse : ***************  –  B 4000 Liège – Belgique
Téléphone : **********

Nombre de pages : 127 en Times New Roman 12 – double interligne
Nombre de mots/signes : 32.984 mots – 184.351 signes

Genre : Policier/aventure (enquête menée par des animaux)

Public : 9 -12 ans (un enfant n’est pas l’autre)

Synopsis :
Pudubek dit « Pudu », un bouledogue pantouflard, a disparu sans crier gare.
Mais où est-il donc passé? La recherche s’avère laborieuse dans le quartier.Les voisins, en effet, sont de bien curieux personnages… Et l’enquêtrice ne l’est pas moins…Quatre félins un peu déjantés , aux caractères totalement opposés, vont tenter de trouver, en l’espace de deux semaines, le ou la coupable de cette disparition.Beaucoup d’essais et d’erreurs, d’espoirs, de déceptions aussi et il leur faudra des raisonnements très tordus pour enfin retrouver Pudu et comprendre le pourquoi de sa disparition…

Remarques :
Le langage est familier, direct , sans retenue, surtout dans les dialogues.Les descriptions sont plus classiques, pour trancher: c’est voulu.
L’histoire pourrait être transposée au grand écran, pour le plus grand plaisir des petits (même des plus jeunes) et des plus grands aussi.

Résumé complet :
Pudubek dit « Pudu », un bouledogue péteur et « roteur », a disparu sans crier gare.Voyant que sa maîtresse le cherche partout sans aucun résultat, la chatte de la maison, Lachi (croisée siamoise assez imbue de sa personne), décide de prendre les choses en main et s’allie avec l’autre chat de la maison, Popol (un petit matou froussard).
Se joint à eux également, Virgule, une chatte assez réservée, voire pondérée.
Les indices sont relativement maigres au départ: un mousqueton qui sent le cambouis et un reste de nourriture qui avait dû contenir un somnifère. Plusieurs suspects seront envisagés:
— un voisin sortant d’un magasin avec une laisse et un panier (il ne possède pas de chien),
— le garagiste du coin (à cause du cambouis)
— une dame ayant acheté du cambouis (à ce moment, Clochette, 5 mois, nièce de Virgule,
rejoint les trois enquêteurs et ils se surnomment du coup les « mousquechats »),
— deux clientes d’un boucher qui se battaient pour avoir des os à moelle,
— un monsieur ayant emporté une grosse caisse en bois pour la mettre dans sa cour.
Clochette leur fait remarquer qu’elle a rencontré le frère de Pudu, Gainsbarre, un bouledogue noir en compagnie de sa maîtresse, Madame Lepic. Ce chien qui à l’ordinaire était agressif envers elle, fut familier mais par contre, Madame Lepic l’avait attaquée ouvertement en lui lançant des pierres.
Mais personne ne prend au sérieux la petite Clochette.
Plus tard, chez le garagiste, Clochette prétend avoir reconnu quelqu’un, mais encore une fois, elle n’est pas prise au sérieux. Elle les plante là et décide d’enquêter par elle-même.
Le lendemain, Virgule arrive, affolée : Clochette n’est pas rentrée.
La bande se rend compte que Clochette avait mis la patte sur quelque chose d’important.
Ils retournent chez le garagiste, et le client de la veille les conduit chez Madame Lepic, la propriétaire de Gainsbarre. Étrange coïncidence !
Ils assistent fortuitement à une discussion houleuse et deux phrases, prononcées dans la conversation, les interpellent :
— Chinois ont inventé pour se pavaner avec des petits pandas ;
— Cruella d’Enfer paraît parfaitement saine d’esprit à côté de toi.
Ils font relativement vite le rapport avec l’histoire des 101 dalmatiens qui s’étaient couverts de suie pour échapper à Cruella d’Enfer mais aussi avec les Chinois qui font teindre leurs chiens en noir et blanc, par mode, pour qu’ils ressemblent à des pandas. Ils en déduisent que, suite à la mort de son bouledogue, Madame Lepic a volé Pudu et l’a teint en noir. Ni vu ni connu.
Lachi fait une diversion en dérobant l’emballage de teinture que le type avait déposé sur le sol, se réfugie sur un arbre, narguant le couple furax. Les autres déterrent le cadavre du vrai Gainsbarre et le placent sur un bord de route, sous le nez des passants.
Les habitants, de plus en plus nombreux, attroupés autour du cadavre, discutent entre eux et arrivent à la même conclusion que nos mousquechats, surtout quand le vieux Chinois du quartier examine l’emballage de teinture et leur traduit le mode d’emploi.
Arrive enfin Margot, la plus âgée des deux filles de la famille (la vraie maîtresse de Lachi), qui au départ ne reconnaît pas son chien décoloré mais, avec les explications fournies, finit par y croire et Pudu retrouve sa maîtresse.
De retour à la maison, elle essaie d’expliquer cette aventure rocambolesque à sa mère, qui au départ, n’en croit pas un mot mais finit par être convaincue.
Lachi, grâce à cette aventure, espère pouvoir réintégrer la maison après avoir mis la patte à la pâte !

Il est parfois difficile de partir

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Il est parfois difficile de partir
Partir parce que l’on est mal aimé
On voudrait pleurer, gémir,
Mais la vie doit continuer

Il est parfois pénible de s’enfuir
D’oublier, de ne plus penser
De fermer les yeux sur le passé
De les ouvrir sur l’avenir

Il est parfois douloureux de rire
Quand notre corps entier pleure
Quand déjà fêlé notre cœur
Pour quelques mots se déchire

Il serait parfois préférable de mourir
Toutes les espérances, tous les rêves
Les regards, les contemplations brèves
Oui, ça fait mal de se souvenir

Il est des mots…

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Il est des mots que l’on finit par oublier
Des mots chantants comme attention, tendresse
Des mots qui s’effacent désormais sur le papier
Des mots doux sur la peau comme une caresse

Il est des gestes se perdant dans la mémoire
Des gestes qui s’égarent entre deux corps
Des gestes merveilleux glissant dans le soir
Des gestes hélas délaissés à leur triste sort

Il est aussi des regards puissants et profonds
Des regards brûlants comme une descente aux enfers
Des regards sur des corps qui se font et défont
Des regards complices jusqu’à s’envoyer en l’air

Il est tout ça, à portée simplement de ta main
Un bras sur une épaule, un bisou sur un sein
Des doigts glissant doucement le long de mes reins
Et ton corps qui s’abandonne tout entier au mien

Je me plais encore à rêver de ces choses interdites
De ces souvenirs que je ne veux enterrer ce jour
Il n’est pas trop tard: la tendresse n’est pas prescrite
Pour ceux qui éprouvent ne fut-ce qu’un peu d’amour