La marmotte

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La marmotte

Tout le long du Vercors, marchant sur le chemin
Tremblotant constamment, le cœur part en chocotte
Je traîne les pieds mous, sans penser à demain
Détour inattendu: je croise une marmotte

Se tenant là devant moi, haut perché tout droit
Guettant l’aigle royal, elle aboie alarmante
Sous l’adret dénudé, perdue en cet endroit
Elle prend le soleil, ma princesse bouvante

Elle gravit le col, apparat alarmant,
Quittant Lans en Vercors pour gagner Mougerotte
Tout d’un coup, elle part, tramant un coup fumant
Dessus le brin alpin, va petite cocotte

Je mets le chocolat dans le papier d’alu …
Mais comment fais-tu pour? J’ai l’esprit vermoulu !

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De plano

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De plano

Oyez oyez humains, restez sans déguerpir
Mon passé meurt enfin, deuil en pleine débâcle
Trouvant là mon sauveur, au delà de l’obstacle
Au fond de mon cachot je ne veux plus croupir

Dolce, fermez vos yeux, sans pour autant dormir
Venez très chers amis, assister au spectacle
Prenez ce bout de bois transformé par miracle
En brosse souvenir, émanant d’un soupir

Je vais m’envoler haut, sur mon balai magique
Loin, très loin de vos yeux, sans aucune logique
D’un regard cristallin, gazouillis soprano

Planant dans votre ciel, sans aucune balise
Mon balluchon sorcier pour unique valise
Je suis bien dans ma peau, je m’en sors de plano

Je m’en vais sans regret

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Je m’en vais sans regret

Odorer au lever, t’ouvrir un tant si peu
Sortir de ton sommeil, te nettoyer l’écume
Le gras se surfaçant, apporte triste brume
Allez, debout mon gars, tu dois jouer le jeu
Les jours sont bien trop beaux pour leur crier adieu
Tuer le temps c’est dur, au diable l’amertume
Au loin, le grison brait, rehausse le volume
Hurle, chante, plains-toi, vas-y donc,  mets le feu
Grand politicien, qui, devant chacun, triche
Ton destin n’est fixé, n’agis pas en potiche
Sois comme le sol bio: cultivé sans secret
Trêve de vanité, j’arrête mon  mensonge
A force d’inventer, j’ai le nez qui s’allonge
Bon, je pars simplement, je m’en vais sans regret

La roue de l’infortune

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La roue de l’infortune

Pleurs, grincements de dents: j’ai perdu ma fortune
Astreint précisément  de m’en aller avant
De quitter mon emploi, de partir en crevant
Laissant derrière moi juste mon infortune

Je voudrais franchement et sans nulle rancune
Connaître la raison, le motif aggravant
Le pourquoi, le comment: ce renvoi me privant
D’argent, aussi d’or, je cherche partout la thune

Refus direct du chef, départ conditionné
Ma douleur hurlant, mon corps contorsionné
Voilà la sanction: retour inexcusable

Perte sèche, c’est sûr: nous vivrons sans argent
J’avancerai nu-pieds, raidillon carrossable
Au secours, aidez-moi, je me meurs, c’est urgent

Pour quels avenirs ?

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Pour quels avenirs ?

Voilà c’est décidé: mon contrat se termine
Pour incapacité, physique évidemment
Pension bien avant: quand, où, pourquoi, comment
Deux mois, trois, un peu plus: finir dans la vermine

La cigale hélant la fourmi pour famine
Je relis ce récit, cherchant l’enseignement
Mais au bout du chemin, je vois que le néant
Me détruit le cerveau, mon cœur amphétamine

Mes yeux sont vraiment secs d’avoir trop sangloté
Faim sans aucun pouvoir, estomac ligoté
Je pleure comme ça, sans eau, ça me soulage

Je cherche, farfouillant dans tous mes souvenirs
Le petit morceau, la parcelle de courage
Qui me fera partir… Où? Pour quels avenirs?

 

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