Tu reviendras un soir

 

tu reviendras

Fleur de magnolia, déplumée en chemin
Tu te perds dans le ciel, doucement alanguie
Un frêle papillon égaré, qui s’ennuie
Mais je ne te vois pas, reviendrai-je demain

Feuille de peuplier, tu te poses sur ma main
Délicat oisillon, tu croules sous la pluie
Tu me griffes le nez, de la main,je t’essuie
Au revoir mon amour, morceau de parchemin

Hélas, toutes les fleurs et feuilles sont tombées
Désertant ma raison, amourettes plombées
Sous le malheur éteint de notre Saint Mathieu

Pleurant sur ta photo, frêle, tout en silence
Et croire à ta présence, y croire un rien si peu
Tu reviendras un soir, ciel de Sainte Clémence

 

amour perdu imagé balançoire

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Le blues de l’éléphant

 

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J’ai beaucoup trop de poids et c’est mon infortune
J’engloutis seulement trois pois et deux radis
Le gras et le sucré je me les interdis
Que de renoncements pour décrocher la lune

Au sauna japonais, je claque ma fortune
Les menus préparés, ce sont de vrais hourdis
J’avale des cachets, je crois au paradis
Que d’essais avortés sans réussite aucune

Jour et nuit je poursuis le moindre capiton
En repas allégés je suis le marmiton
Résultat consternant: je ne perds pas un gramme

Au combat des kilos, je serai triomphant
Vous avez un moyen? Je veux bien le programme
Car malgré mes efforts, je reste un éléphant

Vous avez aimé ?
Vous pouvez voter ici : oui ici!!!

 

 

 

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Belle marquise

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Arrêtez de bailler, ça vous ridiculise
La nuit, c’est dans son lit, précisément qu’on dort
Vous titubez debout, voyons, c’est un peu fort
Allez vous reposer donc sur cette marquise

Je vous stoppe direct: gardez votre chemise
Je parlais du fauteuil, pour votre réconfort
Et non de la lady, noble sous tout rapport
Demeurez Monseigneur, pitié, pas de bêtise

Vous n’avez point sommeil, j’en suis vraiment navré
Mais c’est quoi cette odeur, seriez-vous enivré?
Le brandy vous sentez, à plus d’un kilomètre

Ah je dois me calmer et vous laisser aller,
Couvrir cette aristo, voulant la compromettre
Mais voilà le mari: trop tard pour détaller

 

Vous avez aimé ?
Vous pouvez voter ici : oui ici !!!

Maurice

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Tout autour des rochers, Maurice temporise
Personne ni devant, ni derrière non plus
Esclave, il est tout seul, et vit comme un reclus
Il tourne, tourne en rond, sans méthode précise

Il demeure en prison pour la simple bêtise
D’être né comme ça, parmi tous les exclus
Sa vie est un enfer, ses jours irrésolus
Il tourne, tourne en rond, sans méthode précise

Il regarde partout mais dans son champ réduit
Maurice se morfond, il se sent éconduit
Il tourne, tourne en rond, sans méthode précise

Il voudrait tant pleurer, hurler dans ce local
Il tourne, tourne en rond, sans méthode précise
Tourne petit poisson, tourne dans ton bocal

 

la fameuse pub sur Maurice (les 3  versions à la suite)

 https://youtu.be/vn9XWPnclms

V – Le couteau

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Le fond rubis s’étend et s’agrandit trop vite
L’assassin prend le bout qui gicle de partout
Plante son couteau droit, simulant le dégoût
Il doit continuer, même si c’est limite

Sa main s’en va tremblant, l’aventure est écrite
Il sait qu’il coupera ce membre jusqu’au bout
Trop tard pour déguerpir: persévérer surtout
Il voudrait du secours, hésitant, il médite

Il reprend son couteau pour s’en servir enfin
La lame fend la chair, il n’en voit pas la fin
A force de scier, il attrape une ampoule

Il racle sec les os, il les brise en morceaux
Il voudrait se casser, le prince des bourreaux
C’est la dernière fois qu’il découpe une poule

www.phytowebarom.be

 

… et pour commander vos huiles essentielles, produits d’aromathérapie …,

un seul site incontournable évidemment : celui de mon époux www.phytowebarom.be

 

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Sur Phytowebarom, aromathérapie
Je commande à tout va, choisis chaque produit
Je me prends de l’encens, cherchant le prix réduit
Je sélectionne tout, je suis une groupie

Le jasmin enjôleur, le patchouli hippie
Déconnectent mes sens, je suis hors circuit
Je bichonne ma peau, le jour comme la nuit
C’est plus qu’un magasin, ça destine ma vie

Je craque absolument, sans équilibre aucun
La liste, je parcours, les choisissant chacun
Deux ou trois fois selon, sélections plurielles

Mais un truc est certain, jamais vu le docteur
Depuis des mois, des ans: c’est le parfait bonheur
Je ne prends plus que mes huiles essentielles

V – Edmond …

 

Edmond
(le cochon de Jean Benoit)

 sa page Facebook

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Je le trouve marrant ce cochon insolent
Il sait rire de tout et surtout de lui-même
Se poiler de son corps sans tomber dans l’extrême
Il a l’air raplapla, certes pas indolent

Il n’est pas maigrichon ni non plus corpulent
Doit-on le cuisiner? Quelle insulte suprême !
Ce n’est pas un repas de noces, de baptême
Il peut être dodu, sans être succulent …

Laissez-le exister pour nous faire sourire !
Fameux médicament, remède à nous prescrire
C’est bien lui ce goret, débonnaire profond

Il est aimé par tous, les enfants, les adultes
Egratinant les gens, mais toujours sans insultes
Moi je fais un bisou « grouik » sur le groin d’Edmond 

 

 

 

 

 

 

 

V – La fleur entre les dents …

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La fleur entre les dents …
(poème d’après photo – via le groupe Facebook « exercices.ecriture »)

Un champ de tournesols se soleille au lointain
Les fleurs jaune doré des hélianthes girent
En des défis mutins qui, doucement chavirent
Chacun dans tous les sens, pronostic incertain

L’astre apparaît ainsi comme un juge hautain
Ordonnant sèchement aux tiges qui conspirent
D’obéir fermement, voilà qu’elles transpirent
Les racines au sol, frêles comme l’étain

Voyez qui est posé, là dans le champ de mire
La fleur entre les dents, assis, pour qu’on l’admire
Le toutou du patron, chien de tout sauf berger

Il s’y croit ce cabot, imbu de sa personne
Son humeur envers moi risque de diverger
Quand il replacera le trésor qu’il rançonne